Le mardi 22 juillet 2026, la France a adopté une loi interdisant l'utilisation des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. Ce faisant, elle devient le premier pays de l'Union européenne à instaurer une telle interdiction, alors que les inquiétudes grandissent à l'échelle mondiale concernant les effets néfastes du contenu numérique sur les jeunes. Les deux chambres du Parlement ont voté en faveur de cette mesure, qui est une initiative phare du deuxième mandat du président français Emmanuel Macron.
Cette loi interdit également l'utilisation des téléphones portables dans les lycées. Plusieurs familles en France ont poursuivi TikTok en justice, affirmant que des suicides d'adolescents étaient liés à du contenu nuisible. Les défenseurs des droits des enfants et de nombreux parents ont applaudi ce vote. Gaëlle Berbonde, une mère de famille de 52 ans vivant dans la région parisienne, a déclaré : "Nous avons fait campagne pour cette loi depuis le début, car franchement, nous n'avons pas d'autre option pour contrer les géants de la technologie."
Berbonde a partagé son expérience personnelle, expliquant que sa fille avait reçu son premier smartphone en classe de cinquième. Bien qu'une application de contrôle parental ait été installée, elle n'avait pas conscience de ce qu'était réellement TikTok. Après quelques mois, la famille a découvert que sa fille souffrait de troubles alimentaires et de dépression. Heureusement, après un an et demi à l'hôpital, elle est maintenant en bonne santé à 16 ans.
Emmanuel Macron souhaite que cette loi entre en vigueur au début de la nouvelle année scolaire, en septembre. Cependant, un examen pour déterminer si la loi est conforme à la Constitution française pourrait retarder sa mise en œuvre. Macron a déclaré : "La France montre la voie en Europe pour protéger nos enfants et nos adolescents. Nous allons continuer dans cette direction."
La loi ne s'appliquera pas aux encyclopédies en ligne ou aux annuaires éducatifs et scientifiques. Les députés du parti de gauche La France Insoumise se sont opposés à cette loi, arguant que sa constitutionnalité est incertaine et qu'elle mettrait fin à l'anonymat en ligne. Ines Legendre, conseillère juridique pour le groupe de protection en ligne e-Enfance, a souligné que la loi ne se traduira pas immédiatement par une interdiction totale.
En France, un adolescent sur deux passe entre deux et cinq heures par jour sur son smartphone. Un rapport publié en décembre a révélé que 90 % des enfants âgés de 12 à 17 ans utilisent quotidiennement des smartphones pour accéder à Internet, dont 58 % pour les réseaux sociaux. Ce rapport a mis en évidence divers effets néfastes liés à l'utilisation des réseaux sociaux, tels qu'une estime de soi réduite et une exposition accrue à des contenus associés à des comportements à risque, comme l'automutilation et la consommation de drogues.
